Les Etats Généraux de l’Enseignement des Arts Plastiques de la Maternelle à l’Université, réunis le Mercredi 11 Juin 2008, à l’initiative du Comité S.L.A.P « SAUVONS LES ARTS PLASTIQUES ! », qui ont rassemblé près de 200 participants au cours de la journée, ont mandaté la délégation suivante pour répondre à l’audience accordée le Jeudi 12 Juin 2008, au Ministère de l’Enseignement Supérieur, par Bénédicte DURAND, Conseillère technique du Cabinet de Valérie PECRESSE :
Daniel DANETIS, Professeur des Universités, Responsable du Master et Directeur du Département d’arts plastiques, Paris 8,
Gisèle GRAMMARE, Professeure des Universités, Directrice de l’U.F.R des arts plastiques et sciences de l’art, Paris1, Panthéon / Sorbonne,
Philippe MARCELE, Professeur agrégé, Responsable de la formation C.A.P.E.S et intervenant en agrégation, Rennes 2
Ils ont demandé qu’il soit répondu aux questions suivantes, d’abord oralement au cours de l’entretien, puis par écrit, afin de faire un compte-rendu précis auprès des presque 7000 signataires de la pétition nationale :
Pouvez-vous nous garantir :
L’existence d’une formation en arts plastiques dans les I.U.F.M, pour tous les professeurs des écoles ?
Le maintien de toutes les préparations et formations aux concours de C.A.P.E.S et d’agrégation d’arts plastiques dans les universités et dans les I.U.F.M ?
Qu’aucun Master, ne vienne remplacer le recrutement par concours des enseignants du second degré ?
Des cursus universitaires d’arts plastiques complets, sans bivalence en licence, avec des Masters recherche et des doctorats ?
L’entretien s’est déroulé pendant deux heures de 15 à 17 heures. Bénédicte DURAND connaissait bien le site du Comité S.L.A.P et était au courant de nos initiatives depuis sa création, mais elle a tenu à ce que nous revenions sur l’origine de notre mouvement. Nous avons pu exposer très largement nos objectifs et les principaux aspects de ce qui nous préoccupe concernant l’avenir de l’enseignement des arts plastiques. Ceci nous a permis de mettre en évidence deux questions essentielles : celle de la disparition du C.A.P.E.S d’arts plastiques dans le rapport Pochard et l’introduction de « l’histoire des arts » dans la moitié des programmes dans le 1er et le 2ème degré. Nous avons développé longuement la spécificité de notre discipline concernant la nécessité de la pratique à tous les niveaux faisant observer que l’histoire de l’art est déjà intégrée dans leurs cours par les enseignants d’arts plastiques et figure dans les épreuves de leur concours de recrutement pour lesquelles ils reçoivent une formation de haut niveau. Nous sommes revenus, avec insistance, sur des demandes précises. Il semble clair que la préparation des concours C.A.P.E.S et agrégation ne sera assurée, aux conditions actuelles, que pour l’année 2008/2009, sans que Bénédicte Durand soit en mesure de préciser sous quelles formes ils seront ou non maintenus à partir de 2009/2010. A ce propos, Bénédicte Durand nous a affirmé que le principes des concours nationaux n’est pas remise en question mais que sa mise en forme dépend du recruteur, à savoir, le ministère de l’Education Nationale et non pas du ministère de la Recherche La disparition des I.U.F.M, avec toutes les conséquences que cela entraînerait, est prévue pour la rentrée 2009 :
Dans quel cadre s’inscriront les concours ? :
Sans doute à l’intérieur des cursus de Masters reconfigurés, c’est-à-dire : BAC+ 5 pour tous les concours : Professeur des écoles, C.A.P.E.S, agrégation au même niveau ?( porteront-ils encore ce nom )?
Modifications des maquettes de Masters en conséquence : quelles garanties pour un cadre national unique des préparations, sachant la diversité des contenus de Master ?
L’assurance de l’existence des concours offrant les garanties actuelles est-elle envisagée ?
Il semblerait que les cursus d’arts plastiques, de la Licence aux Doctorats puissent se maintenir. Toutefois, il a été rappelé les objectifs du « Plan Licence », avec son « ouverture disciplinaire », sa « professionnalisation », sans moyens nouveaux en enseignants. Dans ces conditions, pourrons-nous réellement faire valider des maquettes qui préservent notre spécificité disciplinaire, notamment en terme de pratique artistique ?
Cette audience n’a apporté aucune réponse précise à nos demandes, si ce n’est la confirmation des grandes lignes directrices déjà annoncées par Le Président de la République. Les modalités précises de mise en oeuvre seront connues en Juillet, annoncées par Le Ministre de L’Education Nationale, suite aux discussions actuellement menées avec les syndicats. Néanmoins, nous avons pu faire connaître clairement nos positions.
Nous savons que le Ministère observe ce qui se passe, c’est pourquoi notre existence peut influer sur la situation. De ce point de vue, les Etats Généraux de l’Enseignement des arts plastiques sont un point d’appui pour poursuivre notre effort à la rentrée prochaine, puisque nous savons que rien ne sera réglé.
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