ÉTATS GÉNÉRAUX DE L'ENSEIGNEMENT DES ARTS PLASTIQUES11 JUIN 2008 PARIS SORBONNE
Aux armes, plasticiens !
Suite aux attaques que subit notre enseignement depuis quelques années, du glissement sémantique calculé à la réforme appliquée, il est plus qu'urgent de réagir.
Personne ne nous entend, mais fait-on du bruit ?
Malgré de nouveaux programmes qui annoncent une belle articulation pratique/théorie (avec 20 min. de pratique par cours en moyenne, cela risque d'être compliqué...), notre discipline, ses spécificités, l'engagement de chacun, sont petit à petit noyés dans une "éducation culturelle" où vous comme moi pourrez être remplacé un jour ou l'autre par le club peinture municipal ou le Guide vert.
Vous me croyez peut-être alarmiste inutilement ?
Il paraitrait que l'histoire de l'art n'a jamais été enseigné. Que c'est une nouveauté. Il est vrai qu'il faut chercher longtemps dans les rapports officiels la contribution du cours d'arts plastiques à cette discipline...Il paraitrait que l'enseignement d'une vague "histoire des arts" (car c'est bien de cela qu'il s'agit, entre régionalisme et patrimoine national officiel, loin de l'option enseignée actuellement en lycée) saupoudrée de-ci de-là dans différentes disciplines en charge de la "chose culturelle" suffirait à l'éducation artistique.
Un vernis pour briller...?
Bien loin en tout cas de la praxis si pertinente (car elle permet à l'élève de s'emparer réellement de questions propres à une démarche artistique, de comprendre pour mieux savoir) de notre enseignement artistique. Il paraitrait que nous ne serions plus des "profs de seconde zone", que nous gagnerions en légitimité grâce à un cours plus magistral, plus sérieux, que nous n'aurions plus à nous battre pour notre visibilité, que nous compterions. Peut-être que notre enseignement demande de l'acharnement pour gagner sa place au jour le jour. Peut-être que ce serait plus facile.
La question est : faut-il y perdre son âme ?
Il paraitrait qu'il est faux de dire que les options facultatives du lycée vont disparaitre. Les unes après les autres, brutalement. Ou plus subtilement: Réfléchissons. Ces nouveaux collégiens seront moins aguerris à la construction d'une pensée par l'expérimentation pratique, donc l'enseignement au lycée leur sera inadapté. Et les profs de lycée de demander d'eux-mêmes une réforme de leur enseignement plutôt que de voir complètement disparaitre une option inadaptée à la demande...
Tout ceci est catastrophiste ? Polémique ? Vous n'êtes pas d'accord ? ALORS : Les rapports Gross & Pochard, parlons-en ! Il paraitrait que les discuter ne témoignerait que d'une mauvaise volonté, d'une politisation malvenue ou d'une oisiveté inadmissible. Circulez, pas de débat, y'a rien à voir. Vous n'êtes que des dogmatiques réactionnaires face à un grand projet de civilisation. Je ne sais pas si j'ai le droit de vous balancer tout ça, par l'intermédiaire d'un bulletin hebdomadaire que je vous envoie (impose peut-être). Faites-moi savoir si vous n'êtes pas d'accord (ou si vous l'êtes !), si l'expression de mes convictions et/ou de mes errances vous est pénible ou si vous ne voulez définitivement plus m'entendre maugréer. Je peux aussi vous enlever de ma liste de diffusion. En tout cas, je ne veux surtout pas m'ériger en donneur de leçons ni vous culpabiliser.
Ce mini pamphlet dans le numéro de cette semaine pour simplement vous dire qu'il est l'heure : Que chacun voie midi à sa porte !
PlastithonPour ceux qui me suivront : il me semble très important qu'il y ait un représentant de l'académie de Rennes à Paris le 11 juin (la réunion a lieu de 10h à 22h). Je pense qu'il nous faut un volontaire aguerri à l'enseignement des arts plastiques, à sa didactique/pédagogie, qui en connait l'histoire et l'a vécu, qui a une connaissance de l'état de cet enseignement dans l'académie en collège et en lycée (une réunion avec notre IPR, selon ses disponibilités, pourrait être envisagée?), qui pourrait intervenir si nécessaire lors des débats avec assurance. Il parlerait au nom des professeurs en accord avec sa présence à ces états généraux (les souscripteurs, cf ci-dessous). Charge à ce volontaire de nous transmettre un rapport (pas besoin d'en faire des pages et des pages non plus).
QUI EST VOLONTAIRE ?Pour financer le voyage, j'ouvre une souscription. J'estime le voyage entre 150 euros et 200 euros selon la provenance de notre représentant. Si chacun met quelques euros, il est facile de réunir cette somme (disons 5 à 10 euros par personne). Si la somme n'est pas réunie le 6 juin au soir dernier délai, personne n'ira et ce serait bien dommage (sachez que nos collègues du Grand Ouest se mobilisent). Nous tenterions alors d'envoyer un courrier qui, à coup sûr, serait bien peu marquant même s'il est bien rédigé... Pour aller vite, il s'agit d'abord de m'envoyer par courriel une promesse de don. Nous régulariserons ensuite la situation rapidement.
J'attends vivement vos réactions.
vendredi 6 juin 2008
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